Tout a commencé par de longs combats. Les sociétés occidentales ont gagnés la démocratie politique. Mais la démocratie, qui permet de prendre des décisions admises sans violence par la communauté humaine, n’existe pas dans le système économique. Le capitalisme est un système qui permet de réunir les moyens d’entreprendre à partir d’une idée. Jusque là, rien de condamnable, au contraire. Et pourtant le système actuel créé du stress, des conflits sociaux, de la violence. Pourquoi ? Parce qu’il n’existe pas de démocratie d’entreprise, c’est à dire de démocratie d’entreprendre et de démocratie de décision dans l’entreprise. Nous assistons à un combat perpétuel, une lutte des classes, un conflit permanent, entre des salariés qui font semblant de travailler et des petits chefs féodaux qui font semblant de les payer.
Imaginez un système qui permettrait de réunir des fonds sur un projet pour créer de l’emploi et des richesses, et financer ensuite par l’impôt, les équipements et services publics. Imaginez maintenant pour faciliter l’apport de ces fonds, la création d'une bourse internationale permettant à tous ceux qui souhaitent miser leur argent sur une idée d’entreprise plutôt qu'au casino, d'être intéressés à ses résultats. Ce serait génial non ? Et bien ce système existe bien. Il s’appelle: le capitalisme.
Pourquoi un système qui paraît si positif à la base se révèle déclencheur de violences ? Parce que les dés sont pipés dès le départ et que la gestion de l'entreprise est encore basée sur des rapports de force.
La démocratie d’entreprendre « Le capitalisme » sera juste lorsqu’il donnera à l’idée de départ une valeur supérieure au capital de départ.
La démocratie a toujours été un combat contre les aristocrates et les petits chefs, contre une vision féodale des rapports humains. Et pourtant l’entreprise est encore régie selon ce principe archaïque constitué de rapports de force entre gens qui « ne se laissent pas faire ». D’un côté les petits chefs des syndicats et de l’autre les petits chefs des patrons. Comment voulez-vous créer une émulation dans ce contexte, une motivation pour un projet commun, une aventure collective ?
La démocratie d’entreprise ne s’installera durablement que dans l’intéressement direct des collaborateurs aux bénéfices de leur entreprise, c’est à dire à l’actionnariat des collaborateurs (salariés ou indépendants) travaillant pour l’entreprise et dans leur participation systématique par référendum interne aux décisions qui les concernent. Il est évident que chacun devra voter dans son cadre strict de compétence. Par exemple, un licenciement devrait pouvoir être voté. Aujourd’hui un licenciement, c’est une crise, c’est un stress, une angoisse, un drame, une violence pour tous les protagonistes. Cela pousse les entreprises d’ailleurs, à placer des gens froids, aux postes à responsabilités, juste pour leur propension à supporter ce genre de décisions. C’est une perversion qu’il faut combattre. Cette perversion ne pourra disparaître que par la mise en place d’un processus démocratique de licenciement. De même, il faudra imposer une démocratie d'embauche. Le capitalisme devra nécessairement atteindre un âge adulte, c’est à dire un âge responsable, un âge libéré de la violence du féodalisme actuel, un âge démocratique.
Aujourd’hui pour être patron d’une entreprise il faut avoir un profil précis. Il faut être à l’aise avec la fortune indécente, méprisant envers le droit du travail et les syndicats, faire la preuve d’une faculté à licencier sans état d’âme, être prêt à envisager toutes les solutions pour payer le moins d’impôts possible, le moins d’intéressement possible et de salaires aux employés. J’espère que tout le monde prendra vite conscience du danger qui nous guète, celui d’une lutte des classes et donc au final, d’une guerre civile. Il suffira pour cela d'une grève nationale qui tourne mal. C’est encore la démocratie qui peut nous sauver. Et une nouvelle génération d'entrepreneurs qui souhaiteront créer de la richesse pour le bonheur de leurs salariés, de leurs familles, honnêtement et sans polluer, dans un cadre démocratique et en étant fier de financer par l'impôt les équipements et services publics de leurs pays.
Et bien nous l’avons fait ! WikiTree est cette nouvelle entreprise socialement responsable qui donne accès à ses collaborateurs aux décisions et au capital de l’entreprise. Un système collaboratif qui permet à chacun de bénéficier d’un vrai retour sur l’investissement, tant au niveau de la satisfaction personnelle que de l’aspect financier. Un système ou l’individu est placé au premier plan.
Qui êtes-vous ?
- Philippe A.
- J'ai toujours essayé de combiner harmonieusement le développement du capital humain et d'affaires avec honnêteté et intégrité. Je me concentre sur l'amélioration de la productivité en même temps que le développement humain. Avec une double formation en ressources humaines et commerciale, j'ai toujours travaillé dans le conseil. Le développement des affaires est dans ma nature mais j'ai toujours porté une grande attention à l'aspect humain qui les composent. Avec l'expérience, j'ai réalisé que faire des affaires sans tenir compte de l'impact social n'est qu'une solution à court terme qui a toujours eu son revers. La qualité des solutions développées est étroitement liée à la satisfaction générée par leur développement et leur utilisation. Je me suis donné pour mission de veiller à ce que ces valeurs ne soient pas seulement une vitrine, mais les traduire dans la réalité.
lundi 18 avril 2011
vendredi 14 janvier 2011
Ce qui se cache derrière les chartes et les valeurs de certaines entreprises
Aujourd’hui, plus que jamais, les entreprises se doivent d’afficher des bonnes valeurs et de les communiquer afin de promouvoir leur image. La réputation est un des facteurs clés de la réussite et pour cela, il faut faire bonne figure. On a cru que la réputation n’était qu’une rente, qu’il a fallu quelques succès, et une communication bien orientée de la part des dirigeants pour accumuler un petit capital « réputation » sur lequel ils pourront bien vivre… Force est de constater que certains ont oublié de l’entretenir, comme un jardin qu’on aurait laissé à la merci des mauvaises herbes et duquel on ne montre que la photo du temps où il était resplendissant.
Les entreprises ont désormais leurs chartes de valeurs bien mises en évidence dans les bureaux des dirigeants, des managers, sur leur site internet et ont soigneusement formaté un discours que tous leurs employés devront connaître sur le bout des doigts pour communiquer à l’extérieur. On fait même passer des examens aux nouveaux employés pour s’en assurer…
Ces chartes se veulent les valeurs auxquelles ces entreprises adhèrent et qu’elles revendiquent. Ceci, par soucis de leur réputation, de l’hommage recherché au regard des autres, du jugement par le Tribunal de l’Opinion, moteurs essentiels à l’action humaine.
Au-delà d’un capital, la réputation est un patrimoine mobilisable dans les moments difficiles pour les personnes, mais aussi pour les entreprises. C’est en effet dans les crises que l’on apprécie le mieux le bénéfice défensif qu’apporte la reconnaissance sociale.
On y retrouve souvent « professionnalisme, innovation, transparence, engagement, intégrité… »
Mais posons-nous la question de savoir comment ces valeurs sont réellement suivies dans la réalité.
Quand ont lit dans une de ces chartes :
- « La responsabilité est partagée par tous ». Le décodage est : la décision appartient aux dirigeants mais s’il y a une erreur, c’est la faute du personnel.
- « Nous veillons à la transparence ». Le décodage est : vous ne saurez rien de ce qui est vraiment important, nous avons le goût du secret.
- « Nous développons les compétences de notre personnel ». Le décodage est : Nous avons un budget de formation qui nous est imposé de manière légale et nous ne l’employons que pour développer des compétences qui pourront nous faire gagner plus d’argent.
- « Nous développons une expertise ». Le décodage est : Nous avons les mêmes produits que les autres mais nous les emballons bien, de sorte à les vendre plus cher.
- « Nous investissons dans le social ». Le décodage est : heureusement que cela permet de défiscaliser : il faut bien être réaliste.
Évidemment, c’est un peu caricatural mais nous serions tous étonnés d’entendre ce qui se dit parfois devant les machines à café ou durant certaines réunions…
De principes en principes non appliqués, de valeurs en fausses valeurs, l’entreprise se décrédibilise : advienne ce qui pourra.
Les entreprises ont désormais leurs chartes de valeurs bien mises en évidence dans les bureaux des dirigeants, des managers, sur leur site internet et ont soigneusement formaté un discours que tous leurs employés devront connaître sur le bout des doigts pour communiquer à l’extérieur. On fait même passer des examens aux nouveaux employés pour s’en assurer…
Ces chartes se veulent les valeurs auxquelles ces entreprises adhèrent et qu’elles revendiquent. Ceci, par soucis de leur réputation, de l’hommage recherché au regard des autres, du jugement par le Tribunal de l’Opinion, moteurs essentiels à l’action humaine.
Au-delà d’un capital, la réputation est un patrimoine mobilisable dans les moments difficiles pour les personnes, mais aussi pour les entreprises. C’est en effet dans les crises que l’on apprécie le mieux le bénéfice défensif qu’apporte la reconnaissance sociale.
On y retrouve souvent « professionnalisme, innovation, transparence, engagement, intégrité… »
Mais posons-nous la question de savoir comment ces valeurs sont réellement suivies dans la réalité.
Quand ont lit dans une de ces chartes :
- « La responsabilité est partagée par tous ». Le décodage est : la décision appartient aux dirigeants mais s’il y a une erreur, c’est la faute du personnel.
- « Nous veillons à la transparence ». Le décodage est : vous ne saurez rien de ce qui est vraiment important, nous avons le goût du secret.
- « Nous développons les compétences de notre personnel ». Le décodage est : Nous avons un budget de formation qui nous est imposé de manière légale et nous ne l’employons que pour développer des compétences qui pourront nous faire gagner plus d’argent.
- « Nous développons une expertise ». Le décodage est : Nous avons les mêmes produits que les autres mais nous les emballons bien, de sorte à les vendre plus cher.
- « Nous investissons dans le social ». Le décodage est : heureusement que cela permet de défiscaliser : il faut bien être réaliste.
Évidemment, c’est un peu caricatural mais nous serions tous étonnés d’entendre ce qui se dit parfois devant les machines à café ou durant certaines réunions…
De principes en principes non appliqués, de valeurs en fausses valeurs, l’entreprise se décrédibilise : advienne ce qui pourra.
Inscription à :
Articles (Atom)