Aujourd’hui, plus que jamais, les entreprises se doivent d’afficher des bonnes valeurs et de les communiquer afin de promouvoir leur image. La réputation est un des facteurs clés de la réussite et pour cela, il faut faire bonne figure. On a cru que la réputation n’était qu’une rente, qu’il a fallu quelques succès, et une communication bien orientée de la part des dirigeants pour accumuler un petit capital « réputation » sur lequel ils pourront bien vivre… Force est de constater que certains ont oublié de l’entretenir, comme un jardin qu’on aurait laissé à la merci des mauvaises herbes et duquel on ne montre que la photo du temps où il était resplendissant.
Les entreprises ont désormais leurs chartes de valeurs bien mises en évidence dans les bureaux des dirigeants, des managers, sur leur site internet et ont soigneusement formaté un discours que tous leurs employés devront connaître sur le bout des doigts pour communiquer à l’extérieur. On fait même passer des examens aux nouveaux employés pour s’en assurer…
Ces chartes se veulent les valeurs auxquelles ces entreprises adhèrent et qu’elles revendiquent. Ceci, par soucis de leur réputation, de l’hommage recherché au regard des autres, du jugement par le Tribunal de l’Opinion, moteurs essentiels à l’action humaine.
Au-delà d’un capital, la réputation est un patrimoine mobilisable dans les moments difficiles pour les personnes, mais aussi pour les entreprises. C’est en effet dans les crises que l’on apprécie le mieux le bénéfice défensif qu’apporte la reconnaissance sociale.
On y retrouve souvent « professionnalisme, innovation, transparence, engagement, intégrité… »
Mais posons-nous la question de savoir comment ces valeurs sont réellement suivies dans la réalité.
Quand ont lit dans une de ces chartes :
- « La responsabilité est partagée par tous ». Le décodage est : la décision appartient aux dirigeants mais s’il y a une erreur, c’est la faute du personnel.
- « Nous veillons à la transparence ». Le décodage est : vous ne saurez rien de ce qui est vraiment important, nous avons le goût du secret.
- « Nous développons les compétences de notre personnel ». Le décodage est : Nous avons un budget de formation qui nous est imposé de manière légale et nous ne l’employons que pour développer des compétences qui pourront nous faire gagner plus d’argent.
- « Nous développons une expertise ». Le décodage est : Nous avons les mêmes produits que les autres mais nous les emballons bien, de sorte à les vendre plus cher.
- « Nous investissons dans le social ». Le décodage est : heureusement que cela permet de défiscaliser : il faut bien être réaliste.
Évidemment, c’est un peu caricatural mais nous serions tous étonnés d’entendre ce qui se dit parfois devant les machines à café ou durant certaines réunions…
De principes en principes non appliqués, de valeurs en fausses valeurs, l’entreprise se décrédibilise : advienne ce qui pourra.
Qui êtes-vous ?
- Philippe A.
- J'ai toujours essayé de combiner harmonieusement le développement du capital humain et d'affaires avec honnêteté et intégrité. Je me concentre sur l'amélioration de la productivité en même temps que le développement humain. Avec une double formation en ressources humaines et commerciale, j'ai toujours travaillé dans le conseil. Le développement des affaires est dans ma nature mais j'ai toujours porté une grande attention à l'aspect humain qui les composent. Avec l'expérience, j'ai réalisé que faire des affaires sans tenir compte de l'impact social n'est qu'une solution à court terme qui a toujours eu son revers. La qualité des solutions développées est étroitement liée à la satisfaction générée par leur développement et leur utilisation. Je me suis donné pour mission de veiller à ce que ces valeurs ne soient pas seulement une vitrine, mais les traduire dans la réalité.